Lettre du Président aux Correspondants du CSF n° 161

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La Lettre du Président n°161
 

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Le CSF, solidaire et réactif face à l'actualité

Nous connaissons toutes et tous les conséquences sur le budget de nos adhérents du contexte économique et social dégradé dans notre pays : hausse des prix, pouvoir d’achat réduit, restrictions à l’accès au crédit. Dans ces moments, les soutiens sont précieux. Le rôle du CSF est d'accompagner les projets de ses adhérents, surtout lorsque la période est particulièrement compliquée et difficile à supporter.



LE CSF FACE À L'ACTUALITÉ

Guerre aux portes de l'Europe, crise énergétique, tensions sociales face à la réforme des retraites… L'actualité engendre des conséquences rudes pour les agents du service public, déjà mis à forte contribution pendant la crise sanitaire. Aujourd’hui, tout s'enchaîne : la course entre l’inflation et le niveau des salaires pénalise les salariés, et l’accès au crédit s’est considérablement refermé sur lui-même. Pour acheter son logement, les candidats doivent justifier d’un apport personnel toujours plus élevé, les taux d’intérêt frôlent le taux d’usure et les dossiers sont très souvent rejetés par les banques. Jamais la mission du CSF n’a été aussi nécessaire.



AGIR FACE AU MARCHÉ EN CRISE

On sait que depuis des mois, le marché immobilier est paralysé par le mode de calcul du taux d’usure. Fixé à 4,68% pour les prêts immobiliers à 20 ans, alors que le coût du refinancement des banques est supérieur à 3,5 %, cela aboutit aux refus de prêts par les banques… Les ménages les plus modestes sont malheureusement les premiers touchés : avec un faible apport personnel, le taux bancaire demandé a vite fait de dépasser le taux d’usure. Le marché immobilier s'en retrouve donc grippé. La production de crédits immobiliers a chuté de 44 % au dernier trimestre 2022, selon l’Observatoire Crédit Logement… Mauvais signe.



LE CSF PASSE À L'OFFENSIVE

Pendant des semaines, les autorités monétaires françaises ont semblé ignorer le problème. En septembre dernier encore, le gouverneur de la Banque de France, contre toute évidence, estimait que « le crédit immobilier reste très bien financé » et réaffirmait qu’il n’était pas nécessaire de toucher au mode de calcul permettant de réactualiser le taux d’usure chaque trimestre.
Ce déni n’a pas tenu longtemps devant la réalité. Le signal d’alarme a été tiré, au premier rang par le CSF !



PREMIÈRE VICTOIRE : LA RÉVISION MENSUELLE

calcul du taux d’usure « se fera en fréquence mensuelle et non plus trimestrielle pour les taux d’usure de toutes les catégories ». Ce retard de trois mois était en effet très pénalisant en période de hausse des taux. L’un des souhaits formulés par le CSF, à savoir l’évaluation en temps réel du taux, a donc bien été entendu et suivi. Reste que ce calcul intégrant intérêts financiers, frais d’assurance et frais de dossier est disparate. Il faut le réformer car il pénalise et bloque les familles les plus modestes dans leur projet. Accéder aux prêts immobiliers, faciliter l'acquisition de son logement, soutenir l'accompagnement social, sont les clés de voûte de notre association depuis 1955. L’avoir occulté pendant des mois est un mauvais service rendu à nos compatriotes, notamment aux agents du service public si dévoués.